En quelques mots ....

 

Je ne veux pas mourir idiot !

La pièce de Georges Wolinski.

lundi 14 septembre 2015, par micheloury

En 1968, Wolinski sort son livre "Je ne veux pas mourir idiot" , aux éditions Denoël, avec une préface de Siné.
Claude Confortès l’adapte et en tire une pièce avec Georges Beller, Dominique Grange, et des musiques d’Evariste.
C’est d’ailleurs Wolinski qui fera la pochette du single (45 tours vynile vendu à l’époque en autogestion 1 franc et que je garde précieusement).

J’ai eu la chance en 1968 d’avoir dans mes amis le directeur de la maison des jeunes de Sarcelles, Claude Quenot, qui connaissait pas mal de monde dans le milieu du théâtre, et du cinéma.
Jeune élève de l’ENSEEIHT, je suis élu président de l’association des élèves.
J’envisage alors avec l’aide de plusieurs autres élèves de faire du festival annuel de cette école un tremplin pour les retombées de mai 68 dans tous les domaines du cinéma, au théâtre, en passant par les marionnettes, la sérigraphie, etc.
Remonté à Paris, je prends contact avec Claude Quenot qui m’oriente vers Claude Confortés et beaucoup d’autres.
J’ai rencontré Claude Confortés chez lui rue des Beaux Arts et nous avons conclu de faire jouer la pièce de Wolinski à l’ENSEEIHT de Toulouse, dans une chapelle désaffectée à l’intérieur de l’école.
Toute la troupe a débarqué un peu avant le référendum de De gaulle et je me souviens de cette erreur tactique qui nous avait fait imprimer des bulletins "OUI au festival ENSEEIHT" que nous distribuyons gare Matabiau lors de l’arrivée de la troupe. Bien sûr, nous aurions dû écrire "NON je ne raterais pas le festival ENSEEIHT". mais bon erreur de jeunesse de militant débutant.
Je revois encore la fureur de Dominique Grange qui a cru, que forcément, ces élèves ingénieurs ne pouvaient être que des gaullistes contre-révolutionnaires. La troupe a remis en question la présentation de la pièce, mais tout s’est finalement arrangé, le spectacle a bien eu lieu deux soirs de suite à la plus grande joie des Toulousains présents.
C’est aussi grâce à Claude Quenot que j’ai pu rencontrer Jean-Luc Godard, chez lui rue St-Jacques, via Alain Jacquier. Il nous prêté l’un des tout premier magnétoscope que j’ai ramené à Toulouse dans ma 2 CV et qui a servi aux divers comités d’action de Toulouse. Surtout ceux des Beaux Arts.
Mais c’est une autre histoire.
Evariste (qui venait de Normale Sup) pour se moquer un peu d’Antoine (qui sortait lui de Centrale) chantait donc "La révolution"et intervenait dans la pièce de Wolinski.
Nous avions fait nous mêmes à l’école les affiches de la pièce, identiques à celles de Paris et du Théatre des Arts, que nous avions collé dans Toulouse.